Pourquoi certains projets réussissent… mais déçoivent quand même ? Le cadre M.O.R.E. du PMI apporte des réponses.
Introduction
Un projet livré dans les délais, respectant le budget et atteignant ses objectifs techniques devrait être un succès.
Pourtant, combien de fois les parties prenantes restent-elles insatisfaites ?
Cette situation, fréquente dans la pratique de la gestion de projet, révèle une vérité essentielle : le succès ne se limite pas aux indicateurs de performance.
Le PMI propose une approche novatrice pour comprendre et corriger ce décalage : le cadre M.O.R.E., fondé sur des recherches approfondies et des retours d’expérience de milliers de professionnels.
Le cadre M.O.R.E. du PMI
Le modèle M.O.R.E. repose sur quatre piliers qui permettent d’élargir la définition du succès d’un projet :
Le succès d’un projet dépend autant de la perception des parties prenantes que des résultats mesurables.
Le chef de projet doit incarner la réussite du projet et en être le catalyseur.
Les attentes évoluent ; il faut ajuster la vision du succès tout au long du cycle de vie du projet.
Le succès d’un projet s’inscrit dans un contexte plus large : organisationnel, humain et stratégique.
Pourquoi cette approche change la donne
Une approche fondée sur des données mondiales solides
Les conclusions du PMI reposent sur une recherche d’envergure internationale :
- 10 000+ participants,
- 141 pays,
- 150+ entrevues qualitatives,
- une année complète d’analyse structurée.
Cette base scientifique confirme que le succès d’un projet ne peut plus être réduit à la simple livraison des livrables. Il doit être évalué selon une équation moderne :
Valeur perçue > Effort + Dépenses
La perception des parties prenantes est déterminante
Les données montrent que les clients et bénéficiaires ont près de 2× plus d’influence sur la perception du succès que les autres acteurs du projet.
Cela valide pleinement le pilier M – Gérer les perceptions du cadre M.O.R.E.
👉 Un projet peut être techniquement réussi, mais perçu comme un échec si les parties prenantes ne reconnaissent pas la valeur produite.
Le succès n’est pas binaire : c’est un continuum
Selon le PMI :
- 48 % des projets sont jugés réussis,
- 40 % sont « mixtes »,
- 12 % sont considérés comme des échecs.
Le Net Project Success Score (NPSS) global est de 36.
Cela montre que la réussite n’est pas un état fixe, mais une évaluation évolutive, ce qui renforce l’importance du pilier R – Réévaluer sans cesse.
Les projets à impact social réussissent davantage
Les projets qui contribuent à un objectif social (climat, égalité, innovation, éducation, etc.) obtiennent des scores de succès jusqu’à 60 %, contre 23 % pour ceux qui n’en ont aucun.
Cela confirme la pertinence du pilier E – Élargir les perspectives :
👉 Plus un projet s’inscrit dans un impact plus large, plus il est perçu comme réussi.
La mesure du succès augmente réellement la réussite
Le PMI montre que les projets qui :
- définissent leurs critères de succès dès le départ,
- mettent en place un système de mesure,
- suivent la performance tout au long du projet,
obtiennent un NPSS de 49, contre 27 pour ceux qui ne le font pas.
Cela renforce le rôle du pilier O – S’approprier le succès, qui implique de clarifier, suivre et assumer la valeur produite.
Pour aller plus loin
Cet article s’appuie sur les travaux du Project Management Institute (PMI®), notamment sur le cadre M.O.R.E. et la recherche mondiale sur la réussite des projets.
Pour approfondir, vous pouvez consulter :
- La ressource officielle du PMI sur le cadre M.O.R.E : lien article PMI
Signature
Stevy Dibala — CanaanLead Formations
Expert en gestion de projet – Certifié PMP® – Formateur agréé PMI®
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